Lorsque l’on pratique une formation aux défibrillateurs, les personnes non formées se demandent souvent comment savoir si une personne est en arrêt cardio-respiratoire. Retour sur les règles de bases de la prise en charge d’une victime d’arrêt cardiaque.

COMMENT RECONNAITRE UN ARRÊT CARDIAQUE ?

Comme nous l’avions abordé lors d’un précédent article, l’arrêt cardiaque se caractérise par un trouble du rythme cardiaque, mortel en quelques minutes en l’absence de prise en charge. De manière soudaine, l’activité électrique du cœur se dérègle et le cœur se met à fonctionner anormalement : il n’est plus en rythme, c’est la fibrillation ventriculaire. Ces contractions anarchiques empêchent le cœur d’assurer sa fonction de pompe et d’irriguer le reste de l’organisme.

Pour déterminer si une personne est en arrêt cardiaque, il faut vérifier son état de conscience puis vérifier la respiration de la victime en assurant la libération des voies aériennes préalablement. Souvent, on se demande s’il faut vérifier la présence d’un pouls. Encore une fois, pour le grand public, vérifier la conscience et la respiration est beaucoup plus simple et sans risque d’erreurs.

Vérifier l’état de conscience de la victime

Pour vérifier l’état de conscience d’un individu, il suffit de s’approcher de la « victime » est de procéder comme ci-dessous :

Poser une question simple, par exemple :

  • « Comment ça va ? »
  • « Parlez-moi ? »
  • « Vous m’entendez ? »

Prendre sa main et lui demander :

  • « Serrez-moi la main »
  • « Ouvrez les yeux »

→ La victime ne répond pas ou ne réagit pas : elle est inconsciente.

→ Il faut alors assurer TOUT DE SUITE la liberté des voies aériennes

Une personne inconsciente, laissée sur le dos, est toujours exposée à des difficultés respiratoires, du fait de :

  • L’obstruction des voies aériennes par la chute de la langue en arrière (« avaler sa langue »)
  • L’encombrement des voies aériennes, par l’écoulement dans les voies respiratoires et

Pour cela, il faut très rapidement :

  • Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration = 3C (ceinture, cravate et col) + bouton du pantalon
  • Basculer doucement la tête de la victime en arrière et élever le menton : Placer la paume d’une main sur le front pour appuyer vers le bas et incliner la tête en arrière. Placer 2 ou 3 doigts de l’autre main juste sous la pointe du menton pour l’élever et le faire avancer.

Apprécier la respiration de la victime

Il faut avoir vérifier l’état de conscience et assurer la liberté des voies aériennes, il faut se pencher sur la victime, l’oreille et la joue du sauveteur au-dessus de sa bouche et de son nez, tout en gardant le menton élevé pour apprécier la respiration via trois actions complémentaires :

  • Avec la joue : sentir un souffle d’air expiré par le nez et la bouche
  • Avec l’oreille : entendre les bruits normaux ou anormaux de la respiration (sifflement, ronflement, gargouillement)
  • Avec les yeux : vérifier le soulèvement du ventre et/ou de la poitrine.

→ La poitrine ne se soulève pas, il n’y a pas bruits ou de souffle, la victime ne respire pas

A l’issu du diagnostic de l’état de conscience et de la respiration, la victime est inconsciente et ne respire pas. Elle est donc en arrêt cardiaque. Il faut alors utiliser au plus vite un défibrillateur et pratiquer un massage cardiaque en attendant la pose du défibrillateur.

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By |2018-04-04T14:53:01+00:00février 1st, 2013|FORMATION DEFIBRILLATEUR|1 Comment

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